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Christophe André est psychiatre et co-auteur de "vivre pendant vivre après", un livre sur le cancer écrit en partenariat avec 2 oncologues.
Dans cet épisode, nous parlons de ce moment où la mort cesse d’être un concept pour devenir une possibilité réelle.
Christophe a eu un cancer du poumon. Il a perdu son père d’un cancer. Il a accompagné toute sa vie des patients en souffrance. Et pourtant, lorsque la maladie l’a touché, il a ressenti la même colère que tout le monde : “Pourquoi moi ?”
J’ai questionné Christophe André sur ce que veut dire être en bonne santé quand on a frôlé la mort. Nous parlons de cette idée que la santé serait un but en soi, alors qu’elle n’est qu’un moyen. Nous parlons de culpabilité, de honte, de cette illusion que si l’on mange bien, si l’on médite, si l’on fait du sport, on serait protégé.
Dans cet épisode, nous parlons de la place du mental : est-ce qu’il guérit vraiment ? Ou est-ce qu’il aide simplement à traverser ?
Nous parlons des médecines alternatives, de la médecine intégrative, du danger de retarder un traitement lourd au nom d’une promesse rassurante.
Mais surtout, nous parlons de vie. Parce que le cancer a cette particularité étrange : il vous tire vers la mort et, en même temps, il intensifie votre amour de la vie.
C’est une conversation douce mais radicale. Sur la fragilité. Sur la responsabilité. Sur ce que signifie vraiment guérir.
Je constate que nous avons transformé la santé en performance.
Or elle n’est qu’un outil pour vivre.
On peut réduire les risques.
On ne peut pas garantir l’immunité.
Et c’est précisément cette proximité qui rend la vie plus intense.
La culpabilité peut être discutée.
La honte enferme.
Il ne vainc pas biologiquement le cancer.
Il aide à ne pas s’effondrer psychiquement.
Pas alternative.
Pas naïve.
Mais coordonnée.
Médicale.
Psychologique.
Sociale.
Et elles n’avancent pas au même rythme.
00:00 — Pourquoi parler du cancer
00:02 — Définir la santé
00:09 — L’avant/après maladie
00:14 — La mort devient concrète
00:22 — “Faire tout bien” ne suffit pas
00:27 — Culpabilité vs honte
00:33 — Comment accompagner un proche
00:40 — La place du mental
00:45 — Médecine alternative : le vrai danger
00:54 — L’alimentation et la prévention
00:59 — Les médecins sont épuisés
01:07 — Les trois guérisons
01:20 — L’IA et l’empathie
01:29 — Division sociale et responsabilité
01:30 — Clôture
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Christophe André est psychiatre et co-auteur de "vivre pendant vivre après", un livre sur le cancer écrit en partenariat avec 2 oncologues.
Dans cet épisode, nous parlons de ce moment où la mort cesse d’être un concept pour devenir une possibilité réelle.
Christophe a eu un cancer du poumon. Il a perdu son père d’un cancer. Il a accompagné toute sa vie des patients en souffrance. Et pourtant, lorsque la maladie l’a touché, il a ressenti la même colère que tout le monde : “Pourquoi moi ?”
J’ai questionné Christophe André sur ce que veut dire être en bonne santé quand on a frôlé la mort. Nous parlons de cette idée que la santé serait un but en soi, alors qu’elle n’est qu’un moyen. Nous parlons de culpabilité, de honte, de cette illusion que si l’on mange bien, si l’on médite, si l’on fait du sport, on serait protégé.
Dans cet épisode, nous parlons de la place du mental : est-ce qu’il guérit vraiment ? Ou est-ce qu’il aide simplement à traverser ?
Nous parlons des médecines alternatives, de la médecine intégrative, du danger de retarder un traitement lourd au nom d’une promesse rassurante.
Mais surtout, nous parlons de vie. Parce que le cancer a cette particularité étrange : il vous tire vers la mort et, en même temps, il intensifie votre amour de la vie.
C’est une conversation douce mais radicale. Sur la fragilité. Sur la responsabilité. Sur ce que signifie vraiment guérir.
Je constate que nous avons transformé la santé en performance.
Or elle n’est qu’un outil pour vivre.
On peut réduire les risques.
On ne peut pas garantir l’immunité.
Et c’est précisément cette proximité qui rend la vie plus intense.
La culpabilité peut être discutée.
La honte enferme.
Il ne vainc pas biologiquement le cancer.
Il aide à ne pas s’effondrer psychiquement.
Pas alternative.
Pas naïve.
Mais coordonnée.
Médicale.
Psychologique.
Sociale.
Et elles n’avancent pas au même rythme.
00:00 — Pourquoi parler du cancer
00:02 — Définir la santé
00:09 — L’avant/après maladie
00:14 — La mort devient concrète
00:22 — “Faire tout bien” ne suffit pas
00:27 — Culpabilité vs honte
00:33 — Comment accompagner un proche
00:40 — La place du mental
00:45 — Médecine alternative : le vrai danger
00:54 — L’alimentation et la prévention
00:59 — Les médecins sont épuisés
01:07 — Les trois guérisons
01:20 — L’IA et l’empathie
01:29 — Division sociale et responsabilité
01:30 — Clôture
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![[Moment] Comment j’ai quitté Ledger en 24h. Sans retour avec Eric Larchevêque cover placeholder](https://static.audiomeans.fr/pwa/placeholder.png)
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Eric Larchevêque est un entrepreneur et cofondateur de Ledger.
On se connait depuis longtemps avec Eric.
Dans cet moment, nous parlons d’un moment de bascule dans la vie d’un entrepreneur : celui qui suit la réussite. J’ai questionné Eric sur ce vide existentiel qui suit la vente d’une entreprise, sur l’identité qui vacille quand on n’est plus “le CEO”, sur le rapport à l’ego, la lumière, la création de contenu, la scène. Il évoque la dépression, le Covid, le besoin de ralentir, puis la nécessité de se reconnecter à quelque chose de plus profond : aider les autres. Un témoignage rare, à la fois lucide, vulnérable et inspirant.
Atteindre son objectif (vendre son entreprise) crée un vide existentiel inattendu.
⏱️ 00:35
L’après est une quête de sens : aider, transmettre, créer.
⏱️ 01:42
Produire, partager, échanger devient une nouvelle forme d’existence.
⏱️ 02:09
Une idée ne vaut rien si elle n’est pas exécutée et confrontée.
⏱️ 04:13
Abandon d’un projet rentable, découverte du Bitcoin, naissance de Ledger.
⏱️ 05:07
Lâcher prise, burnout, prise de recul sur l’ego.
⏱️ 07:34
Eric raconte la dépression post-vente et la perte de sens.
Il découvre que sa mission, c’est transmettre, créer, guider.
Comment Eric est passé de l’ombre à la lumière, sans l’avoir prévu.
L’obsession pour l’idée bloque l’action. Ce qui compte, c’est l’exécution.
Abandon d’un projet rentable, pari sur une intuition forte.
En 24h, Eric décide de quitter l’entreprise qu’il a cofondée.
Sortir de l’épuisement, accepter l’après, ouvrir un nouveau chapitre.
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Christian Junod, ancien banquier devenu expert de la relation à l’argent, sans doute l'expert le plus reconnu en langue française.
Christian, c’est cette voix douce, posée, qui t’amène là où ça fait mal sans jamais forcer. C’est un homme qui a passé 23 ans dans la banque, au contact quotidien des ultra-riches, et qui a vu de près un paradoxe fondamental : des gens avec plusieurs millions sur leur compte… morts de trouille à l’idée de manquer.
Dans cet épisode, nous parlons d’un sujet intime, glissant, rarement abordé avec sincérité : notre rapport à l’argent. J’ai questionné Christian sur cette peur du manque qui hante même les plus fortunés, sur ce que dit l’argent de nous, de nos blessures, de nos loyautés familiales, de notre besoin de contrôle.
Nous avons aussi parlé de liberté, de frugalité, d’insécurité intérieure, de couples qui explosent à cause d’un compte mal partagé. Ce que Christian révèle, c’est que l’argent n’est jamais le vrai sujet — il n’est que le révélateur.
Et c’est pour ça que cet épisode, dense et essentiel, ne parle pas tant d’économie que d’âme.
Même multimillionnaire, on peut vivre dans l’angoisse de tout perdre.
🕒 ~00:02
Nous collons des symboles sur l’argent, ce qui le rend chargé émotionnellement.
🕒 ~06:00
Et ce détachement ne dépend jamais de l’argent, mais d’un travail intérieur.
🕒 ~10:30
“Il faut travailler dur”, “je ne mérite pas”, “on ne peut pas tout avoir” : autant de scripts inconscients.
🕒 ~16:00
Contrôler ses dépenses, son couple, ses projets : c’est souvent la peur qui parle.
🕒 ~29:00
Tant qu’on ne peut pas parler d’argent avec son partenaire, la tension s’installe.
🕒 ~25:30
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Christian Junod, ancien banquier devenu expert de la relation à l’argent, sans doute l'expert le plus reconnu en langue française.
Christian, c’est cette voix douce, posée, qui t’amène là où ça fait mal sans jamais forcer. C’est un homme qui a passé 23 ans dans la banque, au contact quotidien des ultra-riches, et qui a vu de près un paradoxe fondamental : des gens avec plusieurs millions sur leur compte… morts de trouille à l’idée de manquer.
Dans cet épisode, nous parlons d’un sujet intime, glissant, rarement abordé avec sincérité : notre rapport à l’argent. J’ai questionné Christian sur cette peur du manque qui hante même les plus fortunés, sur ce que dit l’argent de nous, de nos blessures, de nos loyautés familiales, de notre besoin de contrôle.
Nous avons aussi parlé de liberté, de frugalité, d’insécurité intérieure, de couples qui explosent à cause d’un compte mal partagé. Ce que Christian révèle, c’est que l’argent n’est jamais le vrai sujet — il n’est que le révélateur.
Et c’est pour ça que cet épisode, dense et essentiel, ne parle pas tant d’économie que d’âme.
Même multimillionnaire, on peut vivre dans l’angoisse de tout perdre.
🕒 ~00:02
Nous collons des symboles sur l’argent, ce qui le rend chargé émotionnellement.
🕒 ~06:00
Et ce détachement ne dépend jamais de l’argent, mais d’un travail intérieur.
🕒 ~10:30
“Il faut travailler dur”, “je ne mérite pas”, “on ne peut pas tout avoir” : autant de scripts inconscients.
🕒 ~16:00
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🕒 ~29:00
Tant qu’on ne peut pas parler d’argent avec son partenaire, la tension s’installe.
🕒 ~25:30
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![[Moment] Comment calmer son stress par la pratique du corps ? Avec Ludovic Leroux cover placeholder](https://static.audiomeans.fr/pwa/placeholder.png)
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Ludovic Leroux, coach et expert en régulation du système nerveux.
Dans cet épisode, nous parlons de la différence cruciale entre savoir et intégrer. J’ai questionné Ludovic sur les chemins concrets d’incarnation du développement personnel, en partant de sa vision de sportif : pourquoi est-ce que tant de gens connaissent les outils… sans jamais les utiliser ?
Il explique avec clarté et bienveillance les 4 voies d’accès au système nerveux, en montrant que le retour au calme et à la présence n’est pas un luxe spirituel, mais une hygiène quotidienne, aussi concrète que de se brosser les dents.
Un moment fort, dense et utile — à écouter, et surtout à pratiquer.
Beaucoup de gens connaissent les outils du développement personnel mais ne les pratiquent pas. Ludovic insiste sur la nécessité d’un entraînement, comme en sport.
Pourquoi c’est important : Sans pratique, il n’y a pas de transformation réelle.
⏱️ ~00:36
La cohérence cardiaque ne doit pas être utilisée seulement en cas de stress mais intégrée au quotidien comme une hygiène de vie.
Pourquoi c’est important : La respiration influence directement le système nerveux.
⏱️ ~02:13
Tensions, immobilité et stress biomécanique envoient de faux signaux d’alerte au cerveau. Bouger, c’est se réguler.
Pourquoi c’est important : Le corps tendu alimente un stress inconscient.
⏱️ ~04:56
Méditation, lien avec les autres, connexion sensorielle à la nature permettent d’activer le nerf vague et revenir au calme.
Pourquoi c’est important : Le système nerveux a besoin de sentir sécurité et lien pour sortir de la survie.
⏱️ ~07:33
Une agression volontaire qui permet de s’observer et d’apprivoiser sa réponse au stress.
Pourquoi c’est important : Apprendre à rester présent dans l’inconfort est une vraie compétence.
⏱️ ~08:58
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Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.
J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.
Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.
Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.
Dans cet épisode, nous parlons de ça.
De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.
Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.
Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.
Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.
Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.
Explication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.
Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.
Timestamp : ~10:30
Explication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.
Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.
Timestamp : ~18:00
Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.
Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.
Timestamp : ~25:45
Explication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.
Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.
Timestamp : ~33:20
Explication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.
Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.
Timestamp : ~41:00
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Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.
J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.
Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.
Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.
Dans cet épisode, nous parlons de ça.
De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.
Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.
Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.
Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.
Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.
Explication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.
Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.
Timestamp : ~10:30
Explication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.
Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.
Timestamp : ~18:00
Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.
Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.
Timestamp : ~25:45
Explication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.
Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.
Timestamp : ~33:20
Explication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.
Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.
Timestamp : ~41:00
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![[SOLO] Comment transformer notre peur en carburant? cover placeholder](https://static.audiomeans.fr/pwa/placeholder.png)
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Crise climatique, montée des autoritarismes, IA, fractures sociales, incertitude géopolitique.
La peur est partout. Et si, au lieu de la fuir, on apprenait à l’utiliser ?
Dans cet épisode solo, je pars de mes propres angoisses – celles qui réveillent à 3h du matin – pour interroger une idée simple mais radicale : la peur n’est pas une faiblesse, c’est un signal.
Et parfois, un moteur.
Nous vivons une époque de polycrises : climat, eau, biodiversité, inégalités, démocratie, géopolitique, technologie, démographie.
Ce n’est pas une impression. Ce n’est pas une hystérie collective.
C’est notre réalité.
Face à ça, nous avons développé trois réflexes :
Aucun ne tient vraiment.
Dans cet épisode solo de Vlan, je propose une autre voie :
- prendre la peur au sérieux,
- comprendre ce qu’elle nous dit et la transformer en élan d’action.
Je m’appuie sur plusieurs penseurs – Thomas Hobbes, Baruch Spinoza, Aristote, Erich Fromm – pour montrer une chose essentielle : historiquement et philosophiquement, la peur a toujours été un moteur de coopération, de création et de civilisation.
On parle de :
Ce n’est pas un épisode de développement personnel.
Ce n’est pas un épisode “solutions miracles”.
C’est une tentative honnête de répondre à une question centrale de notre époque :
que faire de notre peur, quand le monde devient objectivement inquiétant ?
Nous avons objectivement raison d’avoir peur — mais cette peur peut devenir un moteur d’action si on comprend comment l’utiliser.
Le nihilisme passif, l’indignation stérile et l’optimisme béat sont des fuites. Elles donnent l’illusion de faire face mais nous empêchent d’agir en profondeur.
La peur pousse à coopérer. Elle n’est pas le signe de notre déchéance, mais de notre capacité à construire collectivement.
Concept central chez Spinoza : ce qui nous pousse à persévérer, même au cœur du chaos. Il ne disparaît jamais. Il attend qu’on le libère.
Nos peurs révèlent nos attachements profonds. Ce qui nous effraie pointe vers ce qui mérite notre attention et notre action.
00:00 – Pourquoi j’ai peur (et vous aussi probablement)
00:04 – Les polycrises qui nous donnent objectivement raison d’avoir peur
00:08 – Les trois postures d’évitement : nihilisme, indignation, optimisme
00:21 – Hobbes et le vrai sens de « l’homme est un loup pour l’homme »
00:31 – Comprendre votre rapport instinctif à la peur avec Kathy Kolbe
00:37 – La catharsis selon Aristote : transformer la peur en mouvement
00:42 – Spinoza et le conatus : la force vitale qui persévère
00:48 – Comment transformer concrètement la peur : les 6 étapes
00:55 – La peur comme boussole de ce qui compte vraiment
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Pedro Correa, photographe, écrivain et conférencier. Ancien ingénieur, il a quitté une carrière toute tracée dans une multinationale pour devenir artiste, puis auteur à succès avec Matin clair, et plus récemment, un roman percutant : Le Cercle des Héros Anonymes.
Pedro et moi avons une relation de confiance construite dans le temps, et cela se ressent dans cette conversation à cœur ouvert. Nous avons en commun d’avoir changé de vie, de trajectoire, de prisme. Nous savons ce que cela coûte, ce que cela offre, et ce que cela implique sur le long terme.
Dans cet épisode, nous parlons de joie, de renoncements, de systèmes, de fiction, d’engagement, de politique, d’argent et surtout de ce que signifie « avoir un impact ». J’ai questionné Pedro sur les illusions autour du changement de vie, sur son rapport à l’argent, sur les contradictions dans lesquelles nous vivons, sur la tentation du repli individuel, et sur le pouvoir insoupçonné du collectif.
Pedro nous livre une vision profondément lucide, sensible, parfois désenchantée, mais toujours tournée vers une forme d’espoir lucide et d’engagement joyeux. Son roman devient ici le prétexte pour explorer une question essentielle : que se passe-t-il quand des individus ordinaires décident de ne plus obéir au système et d’agir ensemble ?
Pedro partage son parcours de reconversion, loin des clichés. Il insiste sur la lenteur, les doutes, la précarité, les renoncements réels, loin du storytelling héroïque.
La société actuelle pousse à l’individualisme, à la compétition, à la déconnexion émotionnelle. Pedro décrit une société en rupture avec nos besoins immatériels.
Pedro raconte comment son rapport à l’argent a changé. L’accumulation, loin de rassurer, est une illusion. Il appelle à la frugalité choisie, nourrie par la joie intérieure.
Changer le monde ne peut se faire seul. Le roman explore le danger de l’héroïsme isolé et valorise l’action collective.
Pedro dénonce la concentration des richesses et l’échec des politiques actuelles, avec un appel à la lucidité politique.
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