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Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.
J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.
Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.
Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.
Dans cet épisode, nous parlons de ça.
De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.
Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.
Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.
Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.
Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.
Explication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.
Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.
Timestamp : ~10:30
Explication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.
Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.
Timestamp : ~18:00
Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.
Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.
Timestamp : ~25:45
Explication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.
Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.
Timestamp : ~33:20
Explication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.
Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.
Timestamp : ~41:00
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Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.
J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.
Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.
Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.
Dans cet épisode, nous parlons de ça.
De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.
Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.
Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.
Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.
Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.
Explication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.
Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.
Timestamp : ~10:30
Explication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.
Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.
Timestamp : ~18:00
Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.
Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.
Timestamp : ~25:45
Explication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.
Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.
Timestamp : ~33:20
Explication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.
Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.
Timestamp : ~41:00
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![[SOLO] Comment transformer notre peur en carburant? cover placeholder](https://static.audiomeans.fr/pwa/placeholder.png)
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Crise climatique, montée des autoritarismes, IA, fractures sociales, incertitude géopolitique.
La peur est partout. Et si, au lieu de la fuir, on apprenait à l’utiliser ?
Dans cet épisode solo, je pars de mes propres angoisses – celles qui réveillent à 3h du matin – pour interroger une idée simple mais radicale : la peur n’est pas une faiblesse, c’est un signal.
Et parfois, un moteur.
Nous vivons une époque de polycrises : climat, eau, biodiversité, inégalités, démocratie, géopolitique, technologie, démographie.
Ce n’est pas une impression. Ce n’est pas une hystérie collective.
C’est notre réalité.
Face à ça, nous avons développé trois réflexes :
Aucun ne tient vraiment.
Dans cet épisode solo de Vlan, je propose une autre voie :
- prendre la peur au sérieux,
- comprendre ce qu’elle nous dit et la transformer en élan d’action.
Je m’appuie sur plusieurs penseurs – Thomas Hobbes, Baruch Spinoza, Aristote, Erich Fromm – pour montrer une chose essentielle : historiquement et philosophiquement, la peur a toujours été un moteur de coopération, de création et de civilisation.
On parle de :
Ce n’est pas un épisode de développement personnel.
Ce n’est pas un épisode “solutions miracles”.
C’est une tentative honnête de répondre à une question centrale de notre époque :
que faire de notre peur, quand le monde devient objectivement inquiétant ?
Nous avons objectivement raison d’avoir peur — mais cette peur peut devenir un moteur d’action si on comprend comment l’utiliser.
Le nihilisme passif, l’indignation stérile et l’optimisme béat sont des fuites. Elles donnent l’illusion de faire face mais nous empêchent d’agir en profondeur.
La peur pousse à coopérer. Elle n’est pas le signe de notre déchéance, mais de notre capacité à construire collectivement.
Concept central chez Spinoza : ce qui nous pousse à persévérer, même au cœur du chaos. Il ne disparaît jamais. Il attend qu’on le libère.
Nos peurs révèlent nos attachements profonds. Ce qui nous effraie pointe vers ce qui mérite notre attention et notre action.
00:00 – Pourquoi j’ai peur (et vous aussi probablement)
00:04 – Les polycrises qui nous donnent objectivement raison d’avoir peur
00:08 – Les trois postures d’évitement : nihilisme, indignation, optimisme
00:21 – Hobbes et le vrai sens de « l’homme est un loup pour l’homme »
00:31 – Comprendre votre rapport instinctif à la peur avec Kathy Kolbe
00:37 – La catharsis selon Aristote : transformer la peur en mouvement
00:42 – Spinoza et le conatus : la force vitale qui persévère
00:48 – Comment transformer concrètement la peur : les 6 étapes
00:55 – La peur comme boussole de ce qui compte vraiment
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Pedro Correa, photographe, écrivain et conférencier. Ancien ingénieur, il a quitté une carrière toute tracée dans une multinationale pour devenir artiste, puis auteur à succès avec Matin clair, et plus récemment, un roman percutant : Le Cercle des Héros Anonymes.
Pedro et moi avons une relation de confiance construite dans le temps, et cela se ressent dans cette conversation à cœur ouvert. Nous avons en commun d’avoir changé de vie, de trajectoire, de prisme. Nous savons ce que cela coûte, ce que cela offre, et ce que cela implique sur le long terme.
Dans cet épisode, nous parlons de joie, de renoncements, de systèmes, de fiction, d’engagement, de politique, d’argent et surtout de ce que signifie « avoir un impact ». J’ai questionné Pedro sur les illusions autour du changement de vie, sur son rapport à l’argent, sur les contradictions dans lesquelles nous vivons, sur la tentation du repli individuel, et sur le pouvoir insoupçonné du collectif.
Pedro nous livre une vision profondément lucide, sensible, parfois désenchantée, mais toujours tournée vers une forme d’espoir lucide et d’engagement joyeux. Son roman devient ici le prétexte pour explorer une question essentielle : que se passe-t-il quand des individus ordinaires décident de ne plus obéir au système et d’agir ensemble ?
Pedro partage son parcours de reconversion, loin des clichés. Il insiste sur la lenteur, les doutes, la précarité, les renoncements réels, loin du storytelling héroïque.
La société actuelle pousse à l’individualisme, à la compétition, à la déconnexion émotionnelle. Pedro décrit une société en rupture avec nos besoins immatériels.
Pedro raconte comment son rapport à l’argent a changé. L’accumulation, loin de rassurer, est une illusion. Il appelle à la frugalité choisie, nourrie par la joie intérieure.
Changer le monde ne peut se faire seul. Le roman explore le danger de l’héroïsme isolé et valorise l’action collective.
Pedro dénonce la concentration des richesses et l’échec des politiques actuelles, avec un appel à la lucidité politique.
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Valérie Gauthier, professeure à HEC et autrice de la méthode du savoir-relier.
Dans cet moment (extrait d'un épisode plus long en lien), nous parlons d’un sujet à la fois intime et collectif : notre manière de nous relier les uns aux autres. J’ai questionné Valérie sur ce que le dialogue exige de nous, pourquoi nous avons tendance à simplifier l’autre au lieu de faire l’effort de relation, et comment le digital reconfigure profondément nos liens.
On a parlé de leadership, de chevaux, de toucher, de nos biais relationnels… et surtout de ce qui fait qu’une relation humaine peut devenir un espace de transformation. C’est un moment fort, dense, d’où se dégage une vérité simple : se relier, ça s’apprend.
Méthodes & concepts
Technologies
Ressources animales
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Jean-Michel Valantin, docteur en sociologie de la défense et chercheur sur la stratégie américaine, il est également l'auteur de Hyper guerre. Enfin il collabore avec le think tank The Red Team Analysis Society.
Spécialiste des mutations géopolitiques et de l’impact des ressources énergétiques sur les relations internationales, il décrypte ici les fractures profondes du monde contemporain.
Dans cet épisode, nous parlons de guerre, bien sûr – mais pas seulement de celle que l’on voit. J’ai questionné Jean-Michel Valantin sur les tensions invisibles qui redessinent la carte du pouvoir mondial : influence chinoise en Amérique latine, remilitarisation de l’Europe, rôle stratégique du Groenland, retour des zones d’influence, montée en puissance des technologies comme l’IA ou le lithium, effondrement du droit international, brutalité de la doctrine Trump...
Trump n'est pas si fou. en réalité vou sallez l'entendre.
Ensemble, nous décortiquons un basculement historique majeur : celui d’un monde qui ne croit plus à la paix, ni à la coopération, mais à la force.
Un monde qui revient aux logiques de confrontation, de territoire, de contrôle des matières premières.
Un monde que l’Europe, trop longtemps désarmée intellectuellement et militairement, peine à comprendre – et donc à affronter.
Timestamp ~00:01:10
Ce n’est plus seulement des conflits armés : c’est la militarisation de l’économie, des réseaux sociaux, de l’information.
👉 Pourquoi c’est important : nos outils du quotidien deviennent des armes.
Timestamp ~00:04:00
La croyance en la paix éternelle nous a rendus vulnérables.
👉 Ce désarmement rend l’Europe dépendante et naïve face à des puissances réalistes.
Timestamp ~00:13:00
Doctrine Monroe réactivée : expulsion de toute influence étrangère du continent américain.
👉 C’est une reterritorialisation du pouvoir mondial, avec des actes concrets.
Timestamp ~00:46:00
La présidence Trump 2 est celle de l’IA – et des infrastructures nécessaires (minerais, électricité, data centers).
👉 L’IA devient un enjeu stratégique global.
Timestamp ~01:13:00
Les États-Unis utilisent l’énergie bon marché pour attirer les industries européennes.
👉 L’Europe se vide de ses forces vives si elle ne crée pas une stratégie industrielle.
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Jean-Michel Valantin, docteur en sociologie de la défense et chercheur sur la stratégie américaine, il est également l'auteur de Hyper guerre. Enfin il collabore avec le think tank The Red Team Analysis Society.
Spécialiste des mutations géopolitiques et de l’impact des ressources énergétiques sur les relations internationales, il décrypte ici les fractures profondes du monde contemporain.
Dans cet épisode, nous parlons de guerre, bien sûr – mais pas seulement de celle que l’on voit. J’ai questionné Jean-Michel Valantin sur les tensions invisibles qui redessinent la carte du pouvoir mondial : influence chinoise en Amérique latine, remilitarisation de l’Europe, rôle stratégique du Groenland, retour des zones d’influence, montée en puissance des technologies comme l’IA ou le lithium, effondrement du droit international, brutalité de la doctrine Trump...
Trump n'est pas si fou. en réalité vou sallez l'entendre.
Ensemble, nous décortiquons un basculement historique majeur : celui d’un monde qui ne croit plus à la paix, ni à la coopération, mais à la force.
Un monde qui revient aux logiques de confrontation, de territoire, de contrôle des matières premières.
Un monde que l’Europe, trop longtemps désarmée intellectuellement et militairement, peine à comprendre – et donc à affronter.
Timestamp ~00:01:10
Ce n’est plus seulement des conflits armés : c’est la militarisation de l’économie, des réseaux sociaux, de l’information.
👉 Pourquoi c’est important : nos outils du quotidien deviennent des armes.
Timestamp ~00:04:00
La croyance en la paix éternelle nous a rendus vulnérables.
👉 Ce désarmement rend l’Europe dépendante et naïve face à des puissances réalistes.
Timestamp ~00:13:00
Doctrine Monroe réactivée : expulsion de toute influence étrangère du continent américain.
👉 C’est une reterritorialisation du pouvoir mondial, avec des actes concrets.
Timestamp ~00:46:00
La présidence Trump 2 est celle de l’IA – et des infrastructures nécessaires (minerais, électricité, data centers).
👉 L’IA devient un enjeu stratégique global.
Timestamp ~01:13:00
Les États-Unis utilisent l’énergie bon marché pour attirer les industries européennes.
👉 L’Europe se vide de ses forces vives si elle ne crée pas une stratégie industrielle.
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![[SOLO] Ce qui tue notre élan vital cover placeholder](https://static.audiomeans.fr/pwa/placeholder.png)
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Dans cet épisode solo qui est une lecture de ma newsletter , je poursuis une réflexion entamée dans ma dernière newsletter et dans le précédent épisode : comment redonner envie du futur dans un monde qui semble chaque jour plus incertain, plus complexe, parfois même invivable.
J’ai questionné les trois grandes voies que j’ai explorées ces dernières années : le développement personnel, la connaissance intellectuelle, et la quête de sens.
Et j’ai compris pourquoi, malgré leur utilité, elles montrent aujourd’hui leurs limites.
Dans cet épisode, nous parlons de connativité, ce concept peu connu issu de Spinoza et validé par les neurosciences, qui désigne notre capacité à persévérer dans l’existence, à avancer malgré tout, même sans comprendre parfaitement. C’est peut-être là la clé : ne pas tant chercher à comprendre qu’à retrouver l’élan.
J’ai voulu un épisode incarné, profond, qui résonne avec ce que beaucoup ressentent sans forcément savoir le nommer.
Mon espoir : que vous puissiez y trouver une brèche, une étincelle, un début d’envie.
Il individualise des problèmes systémiques et repose sur l’idée que nous devons nous "réparer".
Comprendre le monde, oui. Mais sans débouché actionnable, la lucidité peut mener à l’épuisement.
Viktor Frankl, Simon Sinek : leurs approches supposent un futur désirable. Ce n’est plus évident aujourd’hui.
Être optimiste sans naïveté, réaliste sans cynisme. Mais cela reste une posture, pas un mouvement.
Concept spinoziste : l’élan vital fondamental qui nous pousse à persévérer dans l’existence.
Redonner place à l’élan, pas par amélioration de soi, mais par déconstruction de ce qui l’encombre.
Identifier ce qui épuise, privilégier la continuité, accepter l’inachevé, voir la joie comme un signal, avancer sans tout comprendre.
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Marie-Christiane Baudoux est psychothérapeute, elle a 80 ans et nous allons parler d’un sujet très particulier puisqu’elle va me raconter ses propres angles mort sur les violences sexuelles sur sa fille de 15 ans à l’époque.
Dans cet épisode, nous parlons de ce qui dérange, de ce qui fait mal, de ce qui reste habituellement caché sous le tapis : la parole des proches quand un enfant est victime de violence sexuelle.
J’ai questionné Marie-Christiane sur ce que très peu de mères osent formuler publiquement : ne pas avoir su être là, ne pas avoir su protéger, ne pas avoir su réagir.
Ce qui m’a bouleversé dans cet échange, ce n’est pas seulement le sujet. C’est la lucidité avec laquelle elle revient, à 80 ans, sur ses propres mécanismes d’aveuglement. Elle raconte comment l’histoire transgénérationnelle de sa famille, faite de secrets, de non-dits et de dissociation émotionnelle, a façonné sa manière d’être mère… et ses limites.
Son livre, Nos angles morts, co-écrit avec sa fille, n’est pas un livre d’accusation. C’est un livre de responsabilité. Un texte rare, d’une honnêteté presque inconfortable, qui explore la loyauté, la honte, la sidération, la spiritualité toxique, mais aussi le chemin lent et fragile de la réparation.
Dans cet épisode, nous parlons de transgénérationnel, de mémoire du corps, de silence familial, d’abus dans un contexte spirituel, de pardon, d’excuses, de réconciliation. Nous parlons surtout d’une chose essentielle : la capacité humaine à évoluer, même très tard dans la vie, dès lors qu’on accepte de regarder ses propres zones d’ombre.
Je réalise à quel point on parle (un peu plus qu’avant) des victimes, mais presque jamais des parents, des proches, de ceux qui n’ont pas su voir ou pas su agir. Pourtant, comprendre ces mécanismes est essentiel si on veut éviter leur reproduction.
🕒 ~00:03
👉 Pourquoi c’est important : cela ouvre un espace de responsabilité plutôt que de simple culpabilité.
Marie-Christiane explique comment les non-dits autour de son père, de son grand-père, de l’histoire familiale ont construit chez elle une dissociation émotionnelle profonde.
🕒 ~00:07
👉 Pourquoi c’est important : on comprend que nos comportements ne naissent pas ex nihilo, mais s’inscrivent dans des lignées invisibles.
C’est une tension extrêmement forte de l’épisode : même avec des outils, même avec une conscience professionnelle, on peut rester prisonnier de ses propres mécanismes psychiques.
🕒 ~00:08
👉 Pourquoi c’est important : cela remet en cause l’illusion de maîtrise psychologique.
Le rôle du maître spirituel est glaçant : il protège l’agresseur, minimise les faits, renvoie la responsabilité sur l’enfant.
🕒 ~00:36
👉 Pourquoi c’est important : cela éclaire les dérives de certains environnements “élevés” en apparence.
Ce qui a permis la guérison entre la mère et la fille, ce n’est pas une procédure judiciaire, mais une reconnaissance sincère, des excuses profondes, un travail long à deux.
🕒 ~01:03
👉 Pourquoi c’est important : cela redonne du pouvoir aux relations humaines.
Le moment où Marie-Christiane cesse de se défendre et dit simplement « je n’ai pas été à la hauteur » marque un basculement.
🕒 ~01:04
👉 Pourquoi c’est important : cela montre ce que sont de vraies excuses, incarnées, pas performatives.
Sa conclusion est lumineuse : nos défauts, nos failles, nos aveuglements sont aussi des leviers d’évolution.
🕒 ~01:16
👉 Pourquoi c’est important : cela ouvre une perspective profondément humaniste.
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![[Moment] Europe : une paix naïve face au retour de la violence avec Thomas Gomart cover placeholder](https://static.audiomeans.fr/pwa/placeholder.png)
Détails
Thomas Gomart, historien et directeur de l’IFRI.
Dans cet moment percutant et tellement d'actualité même si enregistré il y a 2 ans, je retrouve Thomas Gomart, l’un des meilleurs analystes géopolitiques français, à la fois historien, stratège, et fin observateur de nos aveuglements collectifs. Ce moment, issu d’un échange marquant, revient sur sa capacité quasi prophétique à anticiper le retour brutal de la guerre en Europe, bien avant 2022.
Dans cet épisode, nous parlons de l’erreur de perspective des Européens face à la géopolitique, du mythe de la fin des idéologies, et de la résurgence des logiques de puissance. J’ai questionné Thomas sur notre tendance à croire que le monde serait uniformément pacifié par le commerce, en oubliant les rapports de force.
Avec sa clarté intellectuelle, il rappelle combien la stratégie est une affaire de mémoire longue, de volontés qui s’affrontent, et de frontières qui, loin d’avoir disparu, redeviennent centrales.
1. Le retour des conflits n’est pas une surprise
➤ Gomart explique que le conflit armé n’a jamais disparu. L’Europe a vécu dans une illusion post-historique, aveugle à la persistance des logiques de puissance.
🕓 00:47
2. Le discours dominant a nié la géopolitique
➤ Pendant que les penseurs prônaient un monde plat et individualisé, les stratèges savaient que les rapports de force n’avaient pas disparu.
🕓 01:50
3. La stratégie implique une mémoire longue
➤ Penser stratégiquement, c’est se souvenir que l’histoire ne se répète pas, mais rime souvent. L’oubli du tragique mène à la naïveté politique.
🕓 02:46
4. L’Europe s’est crue protégée
➤ Elle a sous-investi dans sa sécurité depuis les années 70, croyant que l’intégration suffisait à produire la paix.
🕓 03:45
5. La singularité de l’Europe : la séparation des pouvoirs
➤ Face aux régimes fusionnels comme la Chine, l’Europe se distingue encore par ce principe fondamental, aujourd’hui en tension.
🕓 06:08
6. La stratégie : une dialectique des volontés
➤ La stratégie ne se duplique pas, elle s’adapte. C’est un art plus qu’une science, selon la tradition beaufro-gomartienne.
🕓 08:26
Livres :
Concepts :
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