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Détails
Samah Karaki est neuroscientifique et essayiste et son dernier essai "contre les figures d'autorité" est la raison pour laquelle je la reçois de nouveau!
C’est la quatrième fois que je reçois Samah. Et à chaque fois, je sens que quelque chose me bouscule profondément.
Dans cet épisode, nous parlons de notre besoin presque viscéral de figures d’autorité.
Pourquoi nous aimons tant certains visages. Pourquoi nous leur déléguons notre jugement. Pourquoi nous sommes parfois déçus comme si nous avions été trahis personnellement.
J’ai questionné Samah sur la naissance historique de la figure du “génie”, sur la Renaissance, sur le mythe du héros, sur le mérite, sur la visibilité, sur les médias, sur les algorithmes. Mais aussi sur quelque chose de plus intime : qu’est-ce que ça fait de devenir soi-même une figure d’autorité ?
Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’elle ne cherche pas à “cancel”. Elle cherche à déplacer le regard.
On parle de plagiat, de création collective, d’impunité, de Heidegger, de Bertolucci, d’écologie, de réseaux sociaux, de gourous, de soft skills… et surtout d’utopie.
Et si la pensée n’appartenait jamais à une seule personne ?
Et si le vrai pouvoir, c’était de négocier le sens ensemble ?
Nous manquons d’attention. Nous avons besoin de repères.
👉 Important car ça évite la culpabilisation individuelle.
⏱ ~00:07
La reconnaissance circule par halo. Les visibles rendent visibles.
👉 Important pour comprendre l’entre-soi médiatique.
⏱ ~00:29
Renaissance, humanisme, mécénat : naissance de la singularité exceptionnelle.
👉 Important pour désacraliser le mythe du créateur solitaire.
⏱ ~00:26
Plus on idolâtre, plus on pardonne.
👉 Important dans le débat sur cancel culture.
⏱ ~00:22
Biais d’intentionnalité : on invente des intentions.
👉 Important pour comprendre la narration politique moderne.
⏱ ~00:39
Dans les classes, les cafés, les discussions réelles.
👉 Important pour redonner de l’espoir concret.
⏱ ~00:58
00:00 – Pourquoi on adore les figures d’autorité
00:02 – Ce qui a poussé Samah à écrire ce livre
00:07 – On choisit selon le nom (et ce n’est pas neutre)
00:17 – Le vrai danger de la sacralisation
00:22 – Cancel culture : que faire des œuvres problématiques ?
00:26 – La naissance du “génie” à la Renaissance
00:29 – Mérite ou système de halo ?
00:39 – Ce que notre cerveau invente sur les leaders
00:48 – Les gourous modernes et les algorithmes
00:58 – L’utopie concrète : négocier le sens ensemble
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Samah Karaki est neuroscientifique et essayiste et son dernier essai "contre les figures d'autorité" est la raison pour laquelle je la reçois de nouveau!
C’est la quatrième fois que je reçois Samah. Et à chaque fois, je sens que quelque chose me bouscule profondément.
Dans cet épisode, nous parlons de notre besoin presque viscéral de figures d’autorité.
Pourquoi nous aimons tant certains visages. Pourquoi nous leur déléguons notre jugement. Pourquoi nous sommes parfois déçus comme si nous avions été trahis personnellement.
J’ai questionné Samah sur la naissance historique de la figure du “génie”, sur la Renaissance, sur le mythe du héros, sur le mérite, sur la visibilité, sur les médias, sur les algorithmes. Mais aussi sur quelque chose de plus intime : qu’est-ce que ça fait de devenir soi-même une figure d’autorité ?
Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’elle ne cherche pas à “cancel”. Elle cherche à déplacer le regard.
On parle de plagiat, de création collective, d’impunité, de Heidegger, de Bertolucci, d’écologie, de réseaux sociaux, de gourous, de soft skills… et surtout d’utopie.
Et si la pensée n’appartenait jamais à une seule personne ?
Et si le vrai pouvoir, c’était de négocier le sens ensemble ?
Nous manquons d’attention. Nous avons besoin de repères.
👉 Important car ça évite la culpabilisation individuelle.
⏱ ~00:07
La reconnaissance circule par halo. Les visibles rendent visibles.
👉 Important pour comprendre l’entre-soi médiatique.
⏱ ~00:29
Renaissance, humanisme, mécénat : naissance de la singularité exceptionnelle.
👉 Important pour désacraliser le mythe du créateur solitaire.
⏱ ~00:26
Plus on idolâtre, plus on pardonne.
👉 Important dans le débat sur cancel culture.
⏱ ~00:22
Biais d’intentionnalité : on invente des intentions.
👉 Important pour comprendre la narration politique moderne.
⏱ ~00:39
Dans les classes, les cafés, les discussions réelles.
👉 Important pour redonner de l’espoir concret.
⏱ ~00:58
00:00 – Pourquoi on adore les figures d’autorité
00:02 – Ce qui a poussé Samah à écrire ce livre
00:07 – On choisit selon le nom (et ce n’est pas neutre)
00:17 – Le vrai danger de la sacralisation
00:22 – Cancel culture : que faire des œuvres problématiques ?
00:26 – La naissance du “génie” à la Renaissance
00:29 – Mérite ou système de halo ?
00:39 – Ce que notre cerveau invente sur les leaders
00:48 – Les gourous modernes et les algorithmes
00:58 – L’utopie concrète : négocier le sens ensemble
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Christophe André est psychiatre et co-auteur de "vivre pendant vivre après", un livre sur le cancer écrit en partenariat avec 2 oncologues.
Dans cet épisode, nous parlons de ce moment où la mort cesse d’être un concept pour devenir une possibilité réelle.
Christophe a eu un cancer du poumon. Il a perdu son père d’un cancer. Il a accompagné toute sa vie des patients en souffrance. Et pourtant, lorsque la maladie l’a touché, il a ressenti la même colère que tout le monde : “Pourquoi moi ?”
J’ai questionné Christophe André sur ce que veut dire être en bonne santé quand on a frôlé la mort. Nous parlons de cette idée que la santé serait un but en soi, alors qu’elle n’est qu’un moyen. Nous parlons de culpabilité, de honte, de cette illusion que si l’on mange bien, si l’on médite, si l’on fait du sport, on serait protégé.
Dans cet épisode, nous parlons de la place du mental : est-ce qu’il guérit vraiment ? Ou est-ce qu’il aide simplement à traverser ?
Nous parlons des médecines alternatives, de la médecine intégrative, du danger de retarder un traitement lourd au nom d’une promesse rassurante.
Mais surtout, nous parlons de vie. Parce que le cancer a cette particularité étrange : il vous tire vers la mort et, en même temps, il intensifie votre amour de la vie.
C’est une conversation douce mais radicale. Sur la fragilité. Sur la responsabilité. Sur ce que signifie vraiment guérir.
Je constate que nous avons transformé la santé en performance.
Or elle n’est qu’un outil pour vivre.
On peut réduire les risques.
On ne peut pas garantir l’immunité.
Et c’est précisément cette proximité qui rend la vie plus intense.
La culpabilité peut être discutée.
La honte enferme.
Il ne vainc pas biologiquement le cancer.
Il aide à ne pas s’effondrer psychiquement.
Pas alternative.
Pas naïve.
Mais coordonnée.
Médicale.
Psychologique.
Sociale.
Et elles n’avancent pas au même rythme.
00:00 — Pourquoi parler du cancer
00:02 — Définir la santé
00:09 — L’avant/après maladie
00:14 — La mort devient concrète
00:22 — “Faire tout bien” ne suffit pas
00:27 — Culpabilité vs honte
00:33 — Comment accompagner un proche
00:40 — La place du mental
00:45 — Médecine alternative : le vrai danger
00:54 — L’alimentation et la prévention
00:59 — Les médecins sont épuisés
01:07 — Les trois guérisons
01:20 — L’IA et l’empathie
01:29 — Division sociale et responsabilité
01:30 — Clôture
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Christophe André est psychiatre et co-auteur de "vivre pendant vivre après", un livre sur le cancer écrit en partenariat avec 2 oncologues.
Dans cet épisode, nous parlons de ce moment où la mort cesse d’être un concept pour devenir une possibilité réelle.
Christophe a eu un cancer du poumon. Il a perdu son père d’un cancer. Il a accompagné toute sa vie des patients en souffrance. Et pourtant, lorsque la maladie l’a touché, il a ressenti la même colère que tout le monde : “Pourquoi moi ?”
J’ai questionné Christophe André sur ce que veut dire être en bonne santé quand on a frôlé la mort. Nous parlons de cette idée que la santé serait un but en soi, alors qu’elle n’est qu’un moyen. Nous parlons de culpabilité, de honte, de cette illusion que si l’on mange bien, si l’on médite, si l’on fait du sport, on serait protégé.
Dans cet épisode, nous parlons de la place du mental : est-ce qu’il guérit vraiment ? Ou est-ce qu’il aide simplement à traverser ?
Nous parlons des médecines alternatives, de la médecine intégrative, du danger de retarder un traitement lourd au nom d’une promesse rassurante.
Mais surtout, nous parlons de vie. Parce que le cancer a cette particularité étrange : il vous tire vers la mort et, en même temps, il intensifie votre amour de la vie.
C’est une conversation douce mais radicale. Sur la fragilité. Sur la responsabilité. Sur ce que signifie vraiment guérir.
Je constate que nous avons transformé la santé en performance.
Or elle n’est qu’un outil pour vivre.
On peut réduire les risques.
On ne peut pas garantir l’immunité.
Et c’est précisément cette proximité qui rend la vie plus intense.
La culpabilité peut être discutée.
La honte enferme.
Il ne vainc pas biologiquement le cancer.
Il aide à ne pas s’effondrer psychiquement.
Pas alternative.
Pas naïve.
Mais coordonnée.
Médicale.
Psychologique.
Sociale.
Et elles n’avancent pas au même rythme.
00:00 — Pourquoi parler du cancer
00:02 — Définir la santé
00:09 — L’avant/après maladie
00:14 — La mort devient concrète
00:22 — “Faire tout bien” ne suffit pas
00:27 — Culpabilité vs honte
00:33 — Comment accompagner un proche
00:40 — La place du mental
00:45 — Médecine alternative : le vrai danger
00:54 — L’alimentation et la prévention
00:59 — Les médecins sont épuisés
01:07 — Les trois guérisons
01:20 — L’IA et l’empathie
01:29 — Division sociale et responsabilité
01:30 — Clôture
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![[Moment] Comment j’ai quitté Ledger en 24h. Sans retour avec Eric Larchevêque cover placeholder](https://static.audiomeans.fr/pwa/placeholder.png)
Détails
Eric Larchevêque est un entrepreneur et cofondateur de Ledger.
On se connait depuis longtemps avec Eric.
Dans cet moment, nous parlons d’un moment de bascule dans la vie d’un entrepreneur : celui qui suit la réussite. J’ai questionné Eric sur ce vide existentiel qui suit la vente d’une entreprise, sur l’identité qui vacille quand on n’est plus “le CEO”, sur le rapport à l’ego, la lumière, la création de contenu, la scène. Il évoque la dépression, le Covid, le besoin de ralentir, puis la nécessité de se reconnecter à quelque chose de plus profond : aider les autres. Un témoignage rare, à la fois lucide, vulnérable et inspirant.
Atteindre son objectif (vendre son entreprise) crée un vide existentiel inattendu.
⏱️ 00:35
L’après est une quête de sens : aider, transmettre, créer.
⏱️ 01:42
Produire, partager, échanger devient une nouvelle forme d’existence.
⏱️ 02:09
Une idée ne vaut rien si elle n’est pas exécutée et confrontée.
⏱️ 04:13
Abandon d’un projet rentable, découverte du Bitcoin, naissance de Ledger.
⏱️ 05:07
Lâcher prise, burnout, prise de recul sur l’ego.
⏱️ 07:34
Eric raconte la dépression post-vente et la perte de sens.
Il découvre que sa mission, c’est transmettre, créer, guider.
Comment Eric est passé de l’ombre à la lumière, sans l’avoir prévu.
L’obsession pour l’idée bloque l’action. Ce qui compte, c’est l’exécution.
Abandon d’un projet rentable, pari sur une intuition forte.
En 24h, Eric décide de quitter l’entreprise qu’il a cofondée.
Sortir de l’épuisement, accepter l’après, ouvrir un nouveau chapitre.
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Détails
Christian Junod, ancien banquier devenu expert de la relation à l’argent, sans doute l'expert le plus reconnu en langue française.
Christian, c’est cette voix douce, posée, qui t’amène là où ça fait mal sans jamais forcer. C’est un homme qui a passé 23 ans dans la banque, au contact quotidien des ultra-riches, et qui a vu de près un paradoxe fondamental : des gens avec plusieurs millions sur leur compte… morts de trouille à l’idée de manquer.
Dans cet épisode, nous parlons d’un sujet intime, glissant, rarement abordé avec sincérité : notre rapport à l’argent. J’ai questionné Christian sur cette peur du manque qui hante même les plus fortunés, sur ce que dit l’argent de nous, de nos blessures, de nos loyautés familiales, de notre besoin de contrôle.
Nous avons aussi parlé de liberté, de frugalité, d’insécurité intérieure, de couples qui explosent à cause d’un compte mal partagé. Ce que Christian révèle, c’est que l’argent n’est jamais le vrai sujet — il n’est que le révélateur.
Et c’est pour ça que cet épisode, dense et essentiel, ne parle pas tant d’économie que d’âme.
Même multimillionnaire, on peut vivre dans l’angoisse de tout perdre.
🕒 ~00:02
Nous collons des symboles sur l’argent, ce qui le rend chargé émotionnellement.
🕒 ~06:00
Et ce détachement ne dépend jamais de l’argent, mais d’un travail intérieur.
🕒 ~10:30
“Il faut travailler dur”, “je ne mérite pas”, “on ne peut pas tout avoir” : autant de scripts inconscients.
🕒 ~16:00
Contrôler ses dépenses, son couple, ses projets : c’est souvent la peur qui parle.
🕒 ~29:00
Tant qu’on ne peut pas parler d’argent avec son partenaire, la tension s’installe.
🕒 ~25:30
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Christian Junod, ancien banquier devenu expert de la relation à l’argent, sans doute l'expert le plus reconnu en langue française.
Christian, c’est cette voix douce, posée, qui t’amène là où ça fait mal sans jamais forcer. C’est un homme qui a passé 23 ans dans la banque, au contact quotidien des ultra-riches, et qui a vu de près un paradoxe fondamental : des gens avec plusieurs millions sur leur compte… morts de trouille à l’idée de manquer.
Dans cet épisode, nous parlons d’un sujet intime, glissant, rarement abordé avec sincérité : notre rapport à l’argent. J’ai questionné Christian sur cette peur du manque qui hante même les plus fortunés, sur ce que dit l’argent de nous, de nos blessures, de nos loyautés familiales, de notre besoin de contrôle.
Nous avons aussi parlé de liberté, de frugalité, d’insécurité intérieure, de couples qui explosent à cause d’un compte mal partagé. Ce que Christian révèle, c’est que l’argent n’est jamais le vrai sujet — il n’est que le révélateur.
Et c’est pour ça que cet épisode, dense et essentiel, ne parle pas tant d’économie que d’âme.
Même multimillionnaire, on peut vivre dans l’angoisse de tout perdre.
🕒 ~00:02
Nous collons des symboles sur l’argent, ce qui le rend chargé émotionnellement.
🕒 ~06:00
Et ce détachement ne dépend jamais de l’argent, mais d’un travail intérieur.
🕒 ~10:30
“Il faut travailler dur”, “je ne mérite pas”, “on ne peut pas tout avoir” : autant de scripts inconscients.
🕒 ~16:00
Contrôler ses dépenses, son couple, ses projets : c’est souvent la peur qui parle.
🕒 ~29:00
Tant qu’on ne peut pas parler d’argent avec son partenaire, la tension s’installe.
🕒 ~25:30
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![[Moment] Comment calmer son stress par la pratique du corps ? Avec Ludovic Leroux cover placeholder](https://static.audiomeans.fr/pwa/placeholder.png)
Détails
Ludovic Leroux, coach et expert en régulation du système nerveux.
Dans cet épisode, nous parlons de la différence cruciale entre savoir et intégrer. J’ai questionné Ludovic sur les chemins concrets d’incarnation du développement personnel, en partant de sa vision de sportif : pourquoi est-ce que tant de gens connaissent les outils… sans jamais les utiliser ?
Il explique avec clarté et bienveillance les 4 voies d’accès au système nerveux, en montrant que le retour au calme et à la présence n’est pas un luxe spirituel, mais une hygiène quotidienne, aussi concrète que de se brosser les dents.
Un moment fort, dense et utile — à écouter, et surtout à pratiquer.
Beaucoup de gens connaissent les outils du développement personnel mais ne les pratiquent pas. Ludovic insiste sur la nécessité d’un entraînement, comme en sport.
Pourquoi c’est important : Sans pratique, il n’y a pas de transformation réelle.
⏱️ ~00:36
La cohérence cardiaque ne doit pas être utilisée seulement en cas de stress mais intégrée au quotidien comme une hygiène de vie.
Pourquoi c’est important : La respiration influence directement le système nerveux.
⏱️ ~02:13
Tensions, immobilité et stress biomécanique envoient de faux signaux d’alerte au cerveau. Bouger, c’est se réguler.
Pourquoi c’est important : Le corps tendu alimente un stress inconscient.
⏱️ ~04:56
Méditation, lien avec les autres, connexion sensorielle à la nature permettent d’activer le nerf vague et revenir au calme.
Pourquoi c’est important : Le système nerveux a besoin de sentir sécurité et lien pour sortir de la survie.
⏱️ ~07:33
Une agression volontaire qui permet de s’observer et d’apprivoiser sa réponse au stress.
Pourquoi c’est important : Apprendre à rester présent dans l’inconfort est une vraie compétence.
⏱️ ~08:58
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Détails
Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.
J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.
Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.
Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.
Dans cet épisode, nous parlons de ça.
De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.
Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.
Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.
Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.
Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.
Explication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.
Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.
Timestamp : ~10:30
Explication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.
Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.
Timestamp : ~18:00
Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.
Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.
Timestamp : ~25:45
Explication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.
Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.
Timestamp : ~33:20
Explication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.
Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.
Timestamp : ~41:00
Lire la suite

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Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.
J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.
Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.
Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.
Dans cet épisode, nous parlons de ça.
De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.
Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.
Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.
Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.
Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.
Explication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.
Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.
Timestamp : ~10:30
Explication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.
Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.
Timestamp : ~18:00
Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.
Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.
Timestamp : ~25:45
Explication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.
Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.
Timestamp : ~33:20
Explication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.
Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.
Timestamp : ~41:00
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