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Vlan!

Gregory Pouy

Les plus récents

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[BEST-OF] La santé mentale decomplexée avec Psykocouac
1 h 2 min • 04/08/2026

Détails

Pierre Bordaberry, plus connu sous le pseudonyme Psykocouack, est psychologue et l’un des vulgarisateurs les plus influents sur YouTube dans le domaine de la psychologie.

Sa chaîne, la plus suivie en France sur le sujet, est un espace d’information, de réflexion et de remise en question permanente des idées reçues.

Cela fait longtemps que je m'intéresse à la psychologie, que je consulte moi-même ou que je reçois des psys sur ce podcast.
Mais parfois, une voix se distingue nettement des autres. Celle de Pierre m’a bousculé, en bien. Il ne cherche pas à plaire, il ne cherche pas à soigner l’image du psy.
Il veut rendre la psychologie accessible, humaine, concrète, débarrassée de son vernis universitaire ou mystifiant. Il parle simplement, avec ses mots, avec une sincérité désarmante. Et ça, ça fait du bien.

Dans cet épisode, nous avons parlé de tout ce qui nous traverse profondément mais que l’on a parfois du mal à formuler : la solitude, la pression du développement personnel, la masculinité toxique, la violence et ses justifications, la fatigue informationnelle, l’individualisme, les ados, les écrans… et surtout de ce que cela dit de nous, de notre société, et des chemins qu’on peut emprunter pour aller mieux.

J’ai voulu comprendre ce qui l’a poussé à sortir de son cabinet pour créer une chaîne YouTube, ce qu’il observe chez les jeunes, chez les hommes, chez ceux qui ne consultent pas.

Pourquoi certains refusent la psychologie ou s’en méfient. Et puis on a parlé du rôle des psys aujourd’hui : doivent-ils rester dans leur coin à attendre que les gens viennent à eux ? Ou faut-il aller chercher ceux qui n’osent pas, ceux qu’on ne voit jamais en consultation ?

Pierre propose des pistes, souvent à contre-courant, mais toujours solidement ancrées dans les réalités humaines. Il parle aussi de ses limites, de ce qu’il ne sait pas, de la complexité d’apporter un conseil sans connaître les gens. C’est rare et précieux.

Si vous vous intéressez à la psychologie, ou si vous pensez que ce n’est « pas pour vous », alors cet épisode l’est probablement. C’est dense, cash, sans fioritures, et profondément utile pour comprendre notre époque et notre fonctionnement intérieur.

Les questions que l'on traite

  1. Pourquoi t’es-tu lancé sur YouTube pour parler de psychologie ?
  2. Comment expliques-tu le succès de ta chaîne ?
  3. Est-ce qu’aller voir un psy signifie forcément qu’on va mal ?
  4. Que penses-tu de l’impact de l’isolement sur la santé mentale ?
  5. Quelle est ta critique du développement personnel ?
  6. Quelles sont les différences hommes/femmes dans la consultation psy ?
  7. Penses-tu qu’on vit une crise de santé mentale ?
  8. Comment agir face à un monde anxiogène ?
  9. Que peuvent faire les psys pour toucher davantage de publics ?
  10. Quel est ton regard sur les réseaux sociaux et les adolescents ?

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[BEST-OF] Comment transformer notre peur en carburant ?
34 min • 30/07/2026

Détails

Crise climatique, montée des autoritarismes, IA, fractures sociales, incertitude géopolitique.
La peur est partout. Et si, au lieu de la fuir, on apprenait à l’utiliser ?

Dans cet épisode solo, je pars de mes propres angoisses – celles qui réveillent à 3h du matin – pour interroger une idée simple mais radicale : la peur n’est pas une faiblesse, c’est un signal.
Et parfois, un moteur.

Nous vivons une époque de polycrises : climat, eau, biodiversité, inégalités, démocratie, géopolitique, technologie, démographie.
Ce n’est pas une impression. Ce n’est pas une hystérie collective.
C’est notre réalité.

Face à ça, nous avons développé trois réflexes :

  • le nihilisme passif (“on est foutus, autant profiter”),
  • l’indignation permanente (qui donne bonne conscience mais n’engage rien),
  • l’optimisme béat (“la technologie va nous sauver”).

Aucun ne tient vraiment.

Dans cet épisode solo de Vlan, je propose une autre voie :
- prendre la peur au sérieux,

- comprendre ce qu’elle nous dit et la transformer en élan d’action.

Je m’appuie sur plusieurs penseurs – Thomas Hobbes, Baruch Spinoza, Aristote, Erich Fromm – pour montrer une chose essentielle : historiquement et philosophiquement, la peur a toujours été un moteur de coopération, de création et de civilisation.

On parle de :

  • pourquoi notre peur est rationnelle,
  • pourquoi vouloir la supprimer est une erreur,
  • pourquoi nous ne sommes pas égaux face à elle,
  • comment l’action agit comme une catharsis,
  • et comment le conatus – cet élan vital décrit par Spinoza – continue d’agir en nous, même quand tout semble bloqué.

Ce n’est pas un épisode de développement personnel.
Ce n’est pas un épisode “solutions miracles”.

C’est une tentative honnête de répondre à une question centrale de notre époque :
que faire de notre peur, quand le monde devient objectivement inquiétant ?

Idées centrales discutées

💥 La peur est un signal, pas un problème (00:04)

Nous avons objectivement raison d’avoir peur — mais cette peur peut devenir un moteur d’action si on comprend comment l’utiliser.

🧠 Trois postures toxiques face à la peur (00:08)

Le nihilisme passif, l’indignation stérile et l’optimisme béat sont des fuites. Elles donnent l’illusion de faire face mais nous empêchent d’agir en profondeur.

🏛️ Hobbes : la peur fonde les sociétés (00:21)

La peur pousse à coopérer. Elle n’est pas le signe de notre déchéance, mais de notre capacité à construire collectivement.

⚙️ Le conatus : l’élan vital en nous (00:42)

Concept central chez Spinoza : ce qui nous pousse à persévérer, même au cœur du chaos. Il ne disparaît jamais. Il attend qu’on le libère.

🧭 La peur comme boussole existentielle (00:55)

Nos peurs révèlent nos attachements profonds. Ce qui nous effraie pointe vers ce qui mérite notre attention et notre action.

Références citées dans l’épisode

Philosophie

  • Thomas Hobbes – État de nature, peur comme moteur social (00:21)
  • Spinoza – Concept de conatus, élan vital (00:42)
  • Aristote – Catharsis et transformation de la peur en action (00:37)
  • Erich Fromm – « L'incertitude pousse l'homme à déployer sa puissance » (00:58)

Psychologie

  • Kathy Kolbe – Théorie conative, profil « Quick Start » (00:31)

Littérature / Pensée

  • Marc Aurèle – Sagesse stoïcienne sur le contrôle (00:48)

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[BEST-OF] Comment éduquer sans tomber dans l’autoritarisme ou le laxisme avec Eude Séméria cover placeholder
[BEST-OF] Comment éduquer sans tomber dans l’autoritarisme ou le laxisme avec Eude Séméria
1 h 0 min 21 s • 28/07/2026

Détails

Eudes Séméria, psychologue et auteur du livre "Éduquer, c’est rendre responsable", est mon invité dans cet épisode puissant et nuancé de Vlan.

Dans cet échange, j’ai voulu aborder un sujet central que je traite régulièrement : l’éducation. Mais ici, nous sommes allés bien au-delà des approches classiques, en explorant les fondements existentiels de ce que signifie vraiment "éduquer".

J’ai questionné Eudes sur les limites de l’éducation positive, sur les effets parfois délétères de notre société ultralibérale qui infantilise les citoyens au lieu de les faire grandir. Nous avons parlé de la différence cruciale entre obéissance et responsabilité, de l’importance de se situer – géographiquement, socialement, émotionnellement – pour devenir un adulte véritablement autonome.

Ce qui m’a profondément marqué, c’est à quel point cette conversation revient sans cesse sur les parents eux-mêmes : leur posture, leurs repères, leur propre capacité à être responsables. On éduque nos enfants en les accompagnant, certes, mais aussi – et peut-être surtout – en grandissant à leurs côtés.

Avec Eudes, nous avons évoqué la valeur du jeu, le cadre éducatif, les pièges de l’optimisation permanente, la puissance du tact et de la politesse, et ce que signifie vraiment avoir une autorité saine.

Un épisode dense, engagé, qui interroge profondément notre société, notre rapport à la liberté, et notre responsabilité collective envers la génération qui vient.

Les questions que l'on traite

  1. Pourquoi avoir écrit un livre sur l’éducation aujourd’hui ?
  2. C’est quoi, grandir et devenir adulte selon vous ?
  3. En quoi l’obéissance diffère-t-elle de la responsabilité ?
  4. Comment peut-on savoir si l’on est responsable en tant que parent ?
  5. Qui éduque vraiment nos enfants aujourd’hui ?
  6. Comment fixer un cadre sans tomber dans l’autoritarisme ?
  7. Quelles sont les limites de l’éducation positive ?
  8. En quoi le jeu est-il fondamental dans l’apprentissage ?
  9. Comment transmettre l’esprit critique aux enfants ?
  10. Pourquoi attaquez-vous les anglicismes dans votre livre ?

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[BEST-OF] Comment réparer une société à bout de souffle? Avec Natacha Polony (partie 2)
42 min • 23/07/2026

Détails

Natacha Polony, journaliste et éditorialiste, est la fondatrice de la revue L’Audace, une publication trimestrielle qui tente de réunir dans ses pages des points de vue contradictoires.

À travers cette initiative, elle veut redonner du souffle au débat d’idées dans un paysage médiatique souvent trop polarisé.

J’avais prévu de recevoir dans Vlan! des personnes avec lesquelles je n’étais pas d’accord.

Et dans cette démarche, on m’a suggéré Natacha Polony. Honnêtement, je pensais que nos points de vue seraient profondément divergents. Et pourtant, la surprise fut grande : au fil de la discussion, j’ai réalisé que nous étions beaucoup plus alignés que je ne l’aurais imaginé et c'est justement cela la beauté des conversations longues quand même.

Dans cet épisode, nous abordons avec sincérité des sujets essentiels comme l’écologie, l’économie, la désindustrialisation de la France, la souveraineté alimentaire, la crédibilité des politiques et des médias. Le tout avec une vision à long terme, un besoin criant de retrouver du sens dans nos vies collectives, et une volonté partagée de redonner sa place au citoyen dans la démocratie.

J’ai questionné Natacha sur le rôle des élites, sur notre rapport à la consommation, sur la déconnexion des élites politiques avec la réalité du terrain, mais aussi sur ce que signifie aujourd’hui « réussir son enfant », et comment nos politiques publiques nous emmènent à perdre pied avec notre humanité.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la capacité de Natacha à parler sans jargon, à s’appuyer sur le réel, et à interroger ses propres convictions. Ce fut un échange dense, riche, parfois inattendu, et toujours stimulant.

Les questions que l'on traite

  1. Comment avez-vous grandi à Montmorency et en quoi cela vous a-t-il façonnée ?
  2. Que signifie pour vous le temps long dans une société d’optimisation permanente ?
  3. Pourquoi dit-on souvent que les enfants d’aujourd’hui manquent d’accès à la nature ?
  4. Quel est votre regard sur le lien entre écologie et économie ?
  5. Que pensez-vous de la taxe Zucman et de la redistribution des richesses ?
  6. Est-ce que l’action individuelle peut réellement changer le système économique ?
  7. Comment les politiques peuvent-ils retrouver une vision à long terme ?
  8. Peut-on encore croire à la démocratie dans un climat politique aussi fracturé ?
  9. Quel rôle les médias devraient-ils jouer dans une société en crise ?
  10. Pourquoi lancer une nouvelle revue comme L’Audace aujourd’hui ?

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[BEST-OF] Comment réparer une société à bout de souffle? Avec Natacha Polony (1ère partie)
59 min • 23/07/2026

Détails

Natacha Polony, journaliste et éditorialiste, est la fondatrice de la revue L’Audace, une publication trimestrielle qui tente de réunir dans ses pages des points de vue contradictoires.

À travers cette initiative, elle veut redonner du souffle au débat d’idées dans un paysage médiatique souvent trop polarisé.

J’avais prévu de recevoir dans Vlan! des personnes avec lesquelles je n’étais pas d’accord.

Et dans cette démarche, on m’a suggéré Natacha Polony. Honnêtement, je pensais que nos points de vue seraient profondément divergents. Et pourtant, la surprise fut grande : au fil de la discussion, j’ai réalisé que nous étions beaucoup plus alignés que je ne l’aurais imaginé et c'est justement cela la beauté des conversations longues quand même.

Dans cet épisode, nous abordons avec sincérité des sujets essentiels comme l’écologie, l’économie, la désindustrialisation de la France, la souveraineté alimentaire, la crédibilité des politiques et des médias. Le tout avec une vision à long terme, un besoin criant de retrouver du sens dans nos vies collectives, et une volonté partagée de redonner sa place au citoyen dans la démocratie.

J’ai questionné Natacha sur le rôle des élites, sur notre rapport à la consommation, sur la déconnexion des élites politiques avec la réalité du terrain, mais aussi sur ce que signifie aujourd’hui « réussir son enfant », et comment nos politiques publiques nous emmènent à perdre pied avec notre humanité.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la capacité de Natacha à parler sans jargon, à s’appuyer sur le réel, et à interroger ses propres convictions. Ce fut un échange dense, riche, parfois inattendu, et toujours stimulant.

Les questions que l'on traite

  1. Comment avez-vous grandi à Montmorency et en quoi cela vous a-t-il façonnée ?
  2. Que signifie pour vous le temps long dans une société d’optimisation permanente ?
  3. Pourquoi dit-on souvent que les enfants d’aujourd’hui manquent d’accès à la nature ?
  4. Quel est votre regard sur le lien entre écologie et économie ?
  5. Que pensez-vous de la taxe Zucman et de la redistribution des richesses ?
  6. Est-ce que l’action individuelle peut réellement changer le système économique ?
  7. Comment les politiques peuvent-ils retrouver une vision à long terme ?
  8. Peut-on encore croire à la démocratie dans un climat politique aussi fracturé ?
  9. Quel rôle les médias devraient-ils jouer dans une société en crise ?
  10. Pourquoi lancer une nouvelle revue comme L’Audace aujourd’hui ?

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[Best-of] Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdenour Bidar (partie 2) cover placeholder
[Best-of] Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdenour Bidar (partie 2)
36 min • 21/07/2026

Détails

Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.

J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.
Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.
Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.

Dans cet épisode, nous parlons de ça.

De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.

Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.

Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.

Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.

Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.

Idées centrales discutées

1. La société moderne est spirituellement vide

Explication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.
Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.
Timestamp : ~10:30

2. Le sacré n’a pas besoin de religion

Explication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.
Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.
Timestamp : ~18:00

3. L’individualisme a fragilisé le “vivre ensemble”

Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.
Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.
Timestamp : ~25:45

4. L’hypermodernité a désenchanté le monde

Explication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.
Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.
Timestamp : ~33:20

5. Le rôle de la philosophie est de retisser du lien

Explication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.
Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.
Timestamp : ~41:00

Références citées dans l’épisode

Livres

  • Les Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)
  • Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)

Les questions que l'on traite

  1. Pourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd’hui ?
  2. Que nous a coûté le recul des religions ?
  3. Peut-on vivre sans sacré ?
  4. Comment redonner du sens dans une société individualiste ?
  5. Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?
  6. Qu’est-ce que le sacré pour vous ?
  7. Pourquoi avons-nous du mal à nous dire “nous” ?
  8. L’hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?
  9. Comment retisser les liens dans une société fracturée ?
  10. Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ?

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[BEST-OF] Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdenour Bidar (partie 1) cover placeholder
[BEST-OF] Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdenour Bidar (partie 1)
45 min • 21/07/2026

Détails

Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.

J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.
Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.
Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.

Dans cet épisode, nous parlons de ça.

De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.

Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.

Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.

Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.

Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.

Idées centrales discutées

1. La société moderne est spirituellement vide

Explication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.
Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.
Timestamp : ~10:30

2. Le sacré n’a pas besoin de religion

Explication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.
Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.
Timestamp : ~18:00

3. L’individualisme a fragilisé le “vivre ensemble”

Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.
Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.
Timestamp : ~25:45

4. L’hypermodernité a désenchanté le monde

Explication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.
Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.
Timestamp : ~33:20

5. Le rôle de la philosophie est de retisser du lien

Explication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.
Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.
Timestamp : ~41:00

Références citées dans l’épisode

Livres

  • Les Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)
  • Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)

Les questions que l'on traite

  1. Pourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd’hui ?
  2. Que nous a coûté le recul des religions ?
  3. Peut-on vivre sans sacré ?
  4. Comment redonner du sens dans une société individualiste ?
  5. Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?
  6. Qu’est-ce que le sacré pour vous ?
  7. Pourquoi avons-nous du mal à nous dire “nous” ?
  8. L’hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?
  9. Comment retisser les liens dans une société fracturée ?
  10. Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ?

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#403 Comment sortir la France de l'épuisement ? avec François Ruffin (partie 2) cover placeholder
#403 Comment sortir la France de l'épuisement ? avec François Ruffin (partie 2)
53 min • 14/07/2026

Détails

François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.
Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.
Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages.

J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir.

Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes.

Citations marquantes

  1. "L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)
  2. "Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)
  3. "On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)
  4. "Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)
  5. "La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)

Idées centrales

L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée".

Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité.

Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun.

Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée.

L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design.

Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages.

Questions posées dans l'interview

  1. Pourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?
  2. Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?
  3. Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?
  4. Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?
  5. Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?
  6. Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?
  7. L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?
  8. Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?
  9. Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?
  10. Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ?

Références citées

Livres et écrits

  • Le Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)
  • Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)
  • Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)
  • La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)
  • "The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)
  • Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)
  • Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)
  • Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)

Personnes citées

  • Ambroise Croizat (00:13:44)
  • Jean Monnet (01:10:35)
  • Franklin D. Roosevelt (01:09:07)
  • Christophe Castaner (00:22:58)
  • Gérald Darmanin (00:42:52)
  • Bernie Sanders (01:12:27)
  • Kamala Harris (01:12:23)
  • Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)
  • Sarah Saldmann (01:46:12)
  • Annie Ernaux (01:47:42)
  • Antoine Foucher (00:22:12)
  • Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)
  • Jean Pisani-Ferry (01:23:09)
  • Keynes (01:21:36)

Institutions et concepts

  • SAFER (00:30:26)
  • RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)
  • CROUS (00:31:34)
  • Medef, CGPME, U2P (00:45:20)
  • Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)
  • Livret A et taux de centralisation (00:56:53)

Timestamps clés

  • 00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire
  • 06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule
  • 07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité
  • 10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires
  • 12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin
  • 13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale
  • 17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales
  • 20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus
  • 22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français
  • 25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays
  • 27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat
  • 33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation
  • 37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique
  • 40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale
  • 45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales
  • 49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés
  • 53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée
  • 58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école
  • 1:01:02 : La théorie de la société sans friction
  • 1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble
  • 1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique
  • 1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche
  • 1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin
  • 1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon
  • 1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme
  • 1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation
  • 1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine
  • 1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus
  • 1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz
  • 1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment
  • 1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages
  • 1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton
  • 1:56:50 : Ouvrir et fermer la porte, la conclusion de François Ruffin

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#403 Comment sortir la France de l’épuisement? Avec François Ruffin cover placeholder
#403 Comment sortir la France de l’épuisement? Avec François Ruffin
1 h 0 min 38 s • 14/07/2026

Détails

François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.
Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.
Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages.

J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir.

Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes.

Citations marquantes

  1. "L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)
  2. "Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)
  3. "On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)
  4. "Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)
  5. "La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)

Idées centrales

L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée".

Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité.

Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun.

Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée.

L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design.

Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages.

Questions posées dans l'interview

  1. Pourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?
  2. Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?
  3. Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?
  4. Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?
  5. Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?
  6. Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?
  7. L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?
  8. Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?
  9. Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?
  10. Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ?

Références citées

Livres et écrits

  • Le Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)
  • Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)
  • Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)
  • La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)
  • "The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)
  • Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)
  • Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)
  • Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)

Personnes citées

  • Ambroise Croizat (00:13:44)
  • Jean Monnet (01:10:35)
  • Franklin D. Roosevelt (01:09:07)
  • Christophe Castaner (00:22:58)
  • Gérald Darmanin (00:42:52)
  • Bernie Sanders (01:12:27)
  • Kamala Harris (01:12:23)
  • Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)
  • Sarah Saldmann (01:46:12)
  • Annie Ernaux (01:47:42)
  • Antoine Foucher (00:22:12)
  • Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)
  • Jean Pisani-Ferry (01:23:09)
  • Keynes (01:21:36)

Institutions et concepts

  • SAFER (00:30:26)
  • RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)
  • CROUS (00:31:34)
  • Medef, CGPME, U2P (00:45:20)
  • Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)
  • Livret A et taux de centralisation (00:56:53)

Timestamps clés

  • 00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire
  • 06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule
  • 07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité
  • 10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires
  • 12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin
  • 13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale
  • 17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales
  • 20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus
  • 22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français
  • 25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays
  • 27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat
  • 33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation
  • 37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique
  • 40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale
  • 45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales
  • 49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés
  • 53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée
  • 58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école
  • 1:01:02 : La théorie de la société sans friction
  • 1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble
  • 1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique
  • 1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche
  • 1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin
  • 1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon
  • 1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme
  • 1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation
  • 1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine
  • 1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus
  • 1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz
  • 1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment
  • 1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages
  • 1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton
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[Moment] Le célibat n'est pas un échec, c'est une position neutre avec Lauren Bastide
8 min • 09/07/2026

Détails

Lauren Bastide, journaliste, autrice et fondatrice du podcast Folie Douce et du livre "enfin seule". Dans cet moment qui est extrait d'un épisode plus long, nous parlons du célibat, de ce mot qu'on emploie sans trop savoir ce qu'il désigne vraiment, et de la pression bien plus forte qu'il fait peser sur les femmes que sur les hommes. J'ai questionné Lauren sur son dernier livre, Enfin seule (Allary Éditions, 2025), où elle raconte comment elle en est venue à transformer sa solitude en territoire de liberté plutôt qu'en échec à réparer. On remonte ensemble aux couvents du Moyen Âge, aux sorcières brûlées, à la vieille fille de Balzac, jusqu'aux applications de suivi de cycle utilisées aujourd'hui contre les femmes dans certains États américains. Une conversation sur la surveillance des corps féminins, hier et maintenant.

Citations marquantes

  1. « Le célibat, c'est pas une position -1, c'est une position 0. »
  2. « Ce mot célibataire, je l'ai un peu fait tourner dans ma bouche pendant l'écriture du livre. Je ne vois pas à quoi ça fait référence, au fond. »
  3. « Un homme seul, ça va tout de suite renvoyer à un imaginaire d'artiste, de philosophe, d'ermite, de leader charismatique. Les femmes, dans leur solitude, vont être renvoyées à leur vie sexuelle et familiale. »
  4. « C'est vraiment les utérus des femmes qu'on a maintenus sous surveillance. »
  5. « Tu peux avoir le droit et avoir la possibilité, c'est deux choses différentes. »

Idées centrales discutées

  1. Le célibat comme position neutre, pas comme manque : redéfinir le célibat non pas comme l'absence de quelque chose, mais comme un point de départ neutre à partir duquel une relation peut apporter du bon ou du mauvais. Ça déplace la pression sociale qui pèse sur les personnes seules. [00:00-01:00]
  2. Un mot flou hérité du droit canon : "célibataire" ne voulait à l'origine dire qu'une chose, ne pas être marié. Le mot a fini par recouvrir des réalités très différentes (ados sans amoureux, femme de 40 ans avec une vie amoureuse active), ce qui montre à quel point il ne dit plus rien de précis sur la vie réelle des gens. [00:52-02:09]
  3. Une injonction genrée au couple : la solitude masculine est associée à la créativité et à la pensée (l'ermite, le philosophe), la solitude féminine à un échec personnel. Cette asymétrie n'est pas un hasard mais le résultat d'une construction sociale longue. [02:09-02:30]
  4. La surveillance historique des utérus : mariage, couvents, procès en sorcellerie, la figure de la vieille fille chez Balzac, autant de dispositifs qui ont organisé, sur des siècles, le contrôle de la capacité reproductive des femmes. [02:30-04:59]
  5. Le soulagement de ne plus être surveillée : Lauren raconte comment le sentiment le plus fort de sa solitude choisie n'était pas la liberté en général, mais l'absence concrète de regard et de normes sur son corps et son comportement (la posture, le poids, le ton). [04:59-06:01]
  6. La surveillance numérique des cycles menstruels : les applications de suivi de règles, pensées comme des outils d'autonomie, deviennent des sources de données exploitables contre les femmes dans les États américains qui ont restreint l'accès à l'avortement. [06:01-06:52]
  7. Droit formel contre accès réel : en France comme en Italie, la clause de conscience permet à un médecin de refuser de pratiquer un avortement. La différence entre les deux pays, selon Lauren, tient au nombre de médecins qui l'invoquent. [07:29-08:00]

Questions posées dans l'interview

  1. Que veut vraiment dire le mot "célibataire" aujourd'hui ?
  2. Pourquoi ce mot a-t-il fini par désigner des situations aussi différentes ?
  3. Pourquoi l'injonction au couple pèse-t-elle plus sur les femmes que sur les hommes ?
  4. Que représente une femme seule dans l'imaginaire collectif, comparé à un homme seul ?
  5. D'où vient historiquement cette surveillance des femmes ?
  6. Quel rôle le mariage et le couvent ont-ils joué dans ce contrôle ?
  7. Qu'est-ce que la figure de la vieille fille de Balzac raconte de notre époque ?
  8. Qu'est-ce qui a changé, ou pas, depuis les procès en sorcellerie ?
  9. En quoi les applications de suivi de cycle posent-elles un problème politique ?
  10. Quelle différence entre avoir un droit et pouvoir réellement l'exercer ?

Références citées

  • Enfin seule, Lauren Bastide, Allary Éditions, 2025 (le livre à l'origine de l'épisode)
  • Balzac, la figure de la vieille fille dans son œuvre [04:05]
  • Bridget Jones, citée en écho à la vieille fille balzacienne [04:05]
  • INSEE, définition statistique du célibat [00:52]
  • Administrations américaines et usage des données de cycle menstruel sous l'ère Trump [06:01-06:52]
  • Droit à l'avortement en Italie et clause de conscience médicale [07:29-08:00]
  • Droit à l'avortement en France et clause de conscience médicale [07:50-08:00]

Timestamps clés

  • 00:00 : Le célibat comme position 0, pas comme un manque.
  • 00:52 : D'où vient le mot "célibataire" et pourquoi il ne veut plus dire grand-chose de précis.
  • 02:09 : Pourquoi l'injonction au couple touche bien plus les femmes que les hommes.
  • 02:30 : Femme seule contre homme seul, deux imaginaires opposés.
  • 03:24 : Mariage, couvent, sorcières, une histoire de surveillance des utérus.
  • 04:59 : Ce que "surveillance" veut vraiment dire au quotidien pour une femme.
  • 06:01 : Les applications de règles récupérées contre les femmes aux États-Unis.
  • 07:29 : Droit à l'avortement, la différence entre l'avoir sur le papier et pouvoir en bénéficier.

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